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CHIRURGIE BARIATRIQUE ET OBÉSITÉ

L’OBESITE

UN VERITABLE PROBLEME DE SANTE PUBLIQUE !

L’obésité est un problème complexe qui s’est désormais installé dans notre société progressivement depuis le milieu du 20ème siècle. Elle est considérée depuis 1997, comme une maladie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle a même été qualifiée de pandémie, et ce bien sur par abus de langage, vue qu’il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse.

Sa prise en charge médicale est une préoccupation qui ne cesse de s’accroitre de par ses conséquences en terme de santé publique et du fait des comorbidités fréquemment associées. En effet, l’obésité peut être génératrice de nombreuses complications cardiovasculaires (notamment l’HTA et l’insuffisance coronaire), métaboliques (syndrome métabolique, diabète de type 2), respiratoire (insuffisance respiratoire restrictive, SAOS), digestives (stéatose hépatique, RGO, lithiase biliaire), ostéo-articulaires…

LA CHIRURGIE DE L’OBESITE

SON RATIONEL ET SA PLACE DANS L’ARSENAL THERAPEUTIQUE

Le dilemme auquel a fait face l’approche médicale dans le traitement de l’obésité était de reconnaître son impuissance. En contre partie, s’est offerte une alternative séduisante par son efficacité : La chirurgie bariatrique qui prétend traiter l’obésité morbide en modifiant l’anatomie et donc la physiologie de l’appareil digestif du patient. Cette chirurgie connait un essor considérable et ce partout dans le monde surtout avec le développement et le perfectionnement des voies d’abord mini-invasives (Cœlioscopie, mono-trocart, robot- assistée). Ainsi, en passant d’une chirurgie par laparotomie à une voie d’abord mini-invasive, les procédures bariatriques considérées jusque là comme étant une mutilation d’organes sains ont vu leur acceptabilité s’accroitre dans l’arsenal thérapeutique de l’obésité.

LA CHIRURGIE DE L’OBESITE

QUAND OPERER ?

Peuvent prétendre à cette chirurgie les personnes de 18 à 60 ans, ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40, ou supérieur à 35 et souffrant de complications liées au surpoids (hypertension, diabète, arthrose…).

Le ballon gastrique (procédé endoscopique), lui, est indiqué dans les surpoids moins importants (IMC compris entre 25 et 30).

DE LA CHIRURGIE DE L’OBESITE À LA CHIRURGIE METABOLIQUE

UNE EVOLUTION DANS LES CONCEPTS

Au fil des années, cette chirurgie a même vu le spectre de ses objectifs s’élargir pour passer de la simple réduction du poids et de l’indice de masse corporelle (Body Mass Index-BMI) à prendre en ligne de mire le contrôle des comorbidités. En effet, l’analyse de la littérature montre qu’au décours des procédures bariatriques, il y ait une amélioration générale du métabolisme glucidique, voire une rémission du diabète poussant certains auteurs à proposer la chirurgie de l’obésité morbide comme un traitement pour le diabète de type2. On parlera alors de chirurgie métabolique.